Un policier médiéval avec le Château des Poisons de Serge Brussolo

Aujourd’hui, j’avais envie de vous chroniquer une lecture qui m’a surprise et séduite : le Château des poisons de Serge Brussolo. Paru en 1998, j’ai découvert le livre au hasard d’une déambulation dans un Oxfam, qui est une confédération anglaise, sorte d’Emmaus, possédant de nombreuses petites boutiques de « charity ». Séduite par la couverture, la quatrième de couv’ m’a rapidement intriguée et ni une, ni deux, pour la modique somme de 1£, le voici dans mon escarcelle !

C’est bien joli tout ça, mais ça parle de quoi ? Serge Brussolo nous invite à suivre les aventures de Jehan de Montpéril, paysan ordonné chevalier grâce à son courage sur le champ de bataille,  selon les derniers souhaits du seigneur qu’il servait. Chevalier sans terre, Jehan le courageux passe désormais sa vie à escorter sur les routes quiconque souhaite voyager sereinement, moyenant quelques écus. Un moine dénommé Dorius va faire appel aux services de notre vaillant chevalier. Il faut dire que notre religieux transporte quelques reliques sacrées qui doivent être amené au riche seigneur Ornan de Guy avant ses noces. Au cours du voyage, Jehan fait la rencontre de la belle trobairitz Irana, qui lui fait de biens étranges révélations sur Ornan de Guy et le mystérieux butin que doit transporter le moine Dorius. Arrivés au château de sa seigneurie, le trio, dont les routes se sont séparées à l’entrée de la cité, assiste impuissant à la mort d’Ornan de Guy, empoisonné lors du repas de noce. Pour Dorius, moine en plein ascension hiérarchique, le coupable idéal est tout trouvé : le goûteur d’Ornan de Guy, qui, étonnement, se porte à merveille. Jehan et Irana n’en croit rien et vont tenter de prouver l’innocence du jeune goûteur que l’on dit complice du diable. Et notre duo ne s’y est pas trompé : les empoisonnements mystérieux continuent bien après la mort du goûteur, et voici que court la rumeur d’une bête méhaignée, venue se venger et répandre le mal sur tout le domaine… L’enquête est ouverte, je ne vous en dis pas plus !

Ce livre m’a surprise, il faut dire que ne connaissant pas l’auteur et étant tombée par hasard sur l’ouvrage, je ne m’attendais à rien en particulier. Pourtant dès les premières pages, l’envie de découvrir la suite, de résoudre l’énigme, le meurtre ou les meurtres s’est faite pressante. Et bien, moi qui aime jouer au cluedo, je n’ai pas été déçu. Je n’ai pas trouvé le fautif, l’auteur a su me tenir en haleine jusque la fin et me surprendre jusqu’à la dernière page… Chose assez rare et que j’apprécie. Le livre se lit rapidement, environ 250 pages, juste assez pour nous faire rentrer dans un Moyen-Âge obscur, superstitieux, méfiant, violent… Le Marteau des Sorcières n’est pas loin ! Suffisament de pages pour une intrigue grandement menée, une chose est sûre, je compte bien relire un autre Brussolo pour voir s’il est vraiment si fort que ça. Je vous laisse sur une citation du roman qui ne vous spoile en rien, puisqu’elle est tirée des toutes premières pages !

« Ce n’étaient pas des dieux, rien que des hommes qui crevaient dans la douleur et la peur, comme tous les hommes, comme toutes les bêtes. Et toute la religion, les prières et les bénédictions du monde n’y pouvaient rien. »

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